Transports publics, des tarifs exorbitants !

L’UNEF lance sa campagne « transports publics gratuits pour les étudiants ».

Tramway

Nous avons constaté que les prix appliqués par la SETRAM étaient completement incohérents. Les salariés se faisant rembourser la moitié de leur abonnement SETRAM par leur employeur, ce sont les étudiants qui payent le plus cher pour se déplacer en bus et en tramway sur Le Mans. C’est une abbération quand on sait à quel point, pour une partie d’entre nous, il est difficile de boucler les fins de mois.

C’est pourquoi, l’UNEF a pris ses responsabilités. Elle profite de la campagne des élections municipales pour interpeller les candidats et leur demander de mettre en place la gratuité des transports publics de la SETRAM pour les étudiants. Ce n’est pas impossible, cela a été fait dans plusieurs villes.

En clair aujourd’hui, au Mans, mieux vaut ne pas être étudiant pour profiter de la mobilité à coût réduit. Il faut que ça change ! Imposons à l’équipe municipale de faire un geste social et écologique !

Pour signer la pétition : http://chn.ge/1bQQnww

Le tract de la campagne : Tract transports

Rassemblement contre l’expulsion d’Ilias le jeudi 20 février

Il y a deux semaines, nous lancions la pétition demandant à ce que le préfet réexamine la situation d’Ilas afin de lui délivrer un titre de séjour.

Plus de 5000 personnes ont répondu à l’appel. Mais, la préfecture se mure toujours dans le silence. Aucune réponse à la demande de rencontre que le club a adressée.

Derrière le silence se profile l’imminence d’une expulsion. Nous ne pouvons l’accepter.

Aussi, tous ses amis, les associations qui le soutiennent appellent à un rassemblement jeudi 20 février à 17h45 devant les grilles de la préfecture pour déposer la pétition et exiger que sa situation soit réexaminée.

 Ilias doit rester parmi nous !

La pétition : « Ensemble exigeons le retour d’Ilyas ! »

Depuis lundi, Ilyas est détenu au centre de rétention de Rennes. Il risque l’expulsion vers la Russie, au motif que sa demande d’asile a été déboutée. Ressortissant de Tchétchénie, pays dévasté par la guerre, il risque en cas de retour en Russie de subir les sévices de la police. Depuis qu’il en est parti, les soldats russes ont saccagé par deux fois la maison de ses parents.

Ilyas  ne doit pas être expulsé vers la Russie où il craint pour sa vie !

Un entreprise lui a fait un contrat à durée indéterminée. Ilias participe à la vie du quartier où il est parfaitement intégré. Il vient de remporter le titre de champion de France de Jiu Jitsu brésilien. Que faut-il de plus pour obtenir un titre de séjour ?

La préfecture doit examiner sa demande de titre de séjour

Sa vie et son avenir sont ici au Mans, avec ses amis et les membres du club.

Monsieur le Préfet, avec les membres du club, tous ses amis et les associations du quartier qui le connaissent, je vous demande de réexaminer la situation d’Ilyas afin de lui délivrer un titre de séjour.

Entre enseigner et savoir enseigner, il n’y a qu’un pas : la formation !

Cet article est écrit par les étudiants mobilisés de l’ESPE du Mans.

ESPE Collage

Les ESPE (anciens IUFM) ont pour but de former des enseignants, or aujourd’hui, les étudiant-e-s en master d’enseignement doivent avant tout préparer un concours. La formation professionnalisante qui nous a été promise est loin d’être mise en œuvre. En effet avec le concours au milieu du M1 et des stages trop peu nombreux (5 semaines seulement!), les étudiant-e-s n’ont pas le temps d’apprendre à enseigner ! Il y a un réel manque de cohérence entre les textes officiels et ce qui se passe sur le terrain.

Imaginez un apprenti boulanger qui devrait être boulanger après 5 semaines de stage, tout le monde trouverait ça aberrant ; mais quand il s’agit de former des enseignants qui ont pour mission d’enseigner aux enfants, de faire de ces enfants des futurs citoyens, il n’y a pas de réaction ! Pourtant les étudiant-e-s d’aujourd’hui seront les professeurs de demain, car ceux qui auront le concours seront à mi-temps en responsabilité dans une classe dès septembre prochain.

Par ailleurs, il est nécessaire de mettre en place une réelle harmonisation nationale des stages car l’on peut noter de grandes disparités entre les académies, et même au sein d’une même académie : dans les Pays de Loire, sur certains sites des étudiant-e-s en M1 sont reçus en stage par des PEIMF (qui donc sont formés pour ça) alors que dans d’autres sites, ils sont reçus par des MAT qui ne sont pas formés. Pour le second degré, il n’existe même pas de corps enseignant formé (type PEIMF) pour les recevoir en stage ! La situation des M2 non admissibles est également préoccupante : ils ont du batailler pour avoir des stages… mais dans lesquels les formateurs ne peuvent pas leur rendre visite faute de moyens. Quant à ceux qui sont admissibles, et donc une journée par semaine en responsabilité, ils n’ont pas les même modalités de suivi : pour certains ce sont les directeurs d’école, pour d’autres ce sont des conseillers pédagogiques !

Il est donc urgent de mettre en place de vrais stages, qui soient filés, dans lesquels les étudiant-e-s seraient accueilli-e-s par des enseignants formés pour cela, afin d’avoir un réel retour sur leur pratique et que la formation soit réellement professionnalisante.

ESPE Chat

Autogestion et démocratie dans la mobilisation

Cet article est écrit par les étudiants mobilisés de l’ESPE du Mans.

Une cinquantaine d’étudiant-es s’organisent quotidiennement et mettent en place la mobilisation.

ESPE Dessin

Afin que chacun puisse s’impliquer dans la mobilisation, des commissions de travail sont crées en fonction des besoins (rédaction de tracts, d’articles, communication avec les autres sites…). De plus, sont mis en place des groupes de travail concernant la préparation aux concours sur la base du tutorat entre étudiant-es et en partenariat avec certains formateur-trices.

Pour plus d’efficacité et de cohésion, des assemblées générales sur la base de la démocratie directe sont organisées chaque jour. Des bilans réguliers du travail des différentes commissions et délégations sont effectués et les perspectives de mobilisation sont débattues. Toutes les propositions sont votées par l’Assemblée Générale avant d’être adoptées ou non.

Cependant, la mobilisation a un coût (déplacements sur les autres sites), c’est pourquoi nous avons mis en place une caisse de grève dans laquelle chacun peut donner ou non en fonction de ses moyens.

Nous vous invitons à rester informé-es sur notre mobilisation et à nous soutenir (humainement et/ou financièrement) dans notre lutte.

Mobilisons nous le 4 février pour faire entendre notre voix !

Cet article est écrit par les étudiants mobilisés de l’ESPE du Mans.ESPE banderole

Parce que nous ne pouvons gagner qu’en dépassant l’échelon local, nous cherchons tout d’abord à mobiliser les étudiant-e-s des autres sites de l’académie. A l’heure actuelle, l’objectif de la mobilisation est d’étendre le mouvement dans le but de pouvoir envisager une initiative commune. Nous voulons donc toucher l’ensemble des futurs enseignants de toutes les ESPE afin d’avoir un réel impact et de faire porter nos revendications. C’est pourquoi nous avons organisé des déplacements à Laval, Nantes et Angers cette semaine. Nous avons eu des retours positifs de la part des étudiants qui rencontrent les mêmes problèmes que nous et qui seront sûrement prêts à se coordonner et se mobiliser pour une journée nationale.

Ainsi, nous appelons à une journée nationale de mobilisation sur les ESPE le 4 février prochain. A cette date l’ensemble des directeurs des ESPE académiques se rencontreront à Poitiers. Nous appelons donc les étudiants des ESPE à se réunir en Assemblées Générales pour discuter des problèmes locaux et nationaux et des modalités d’action pour construire la lutte, et à organiser des rassemblements partout où ce sera possible pour nous rejoindre dans le mouvement.

Il est donc nécessaire de faire converger nos révoltes et de convaincre les étudiants de se mobiliser afin que notre mobilisation aboutisse.

Manifestation contre les expulsions

Jeudi 07 novembre, manifestation à l’appel de lycéens mobilisés contre les expulsions pour faire suite à la mobilisation de mardi qui avait réuni au Mans 150 lycéens.Rassemblement est donné à 10h30 place de la République jeudi matin et à 10h devant les lycées mobilisés. Soyons nombreux pour défendre une éducation pour toutes et tous.

Budget de l’université du Maine

Il n’y a aucun doute, cette année encore, le budget de l’université va être en déficit et celui que la présidence prévoit pour l’an prochain le sera aussi. Nous tenions, avec ce message, à informer largement les étudiants de la situation budgétaire.

I-La LRU, responsable des problèmes de budget des universités

L’une des réformes phares de Sarkozy a été la LRU, loi relative aux libertés et responsabilités des universités. Cette loi a transféré la gestion de la masse salariale et des bâtiments (entretien) de l’Etat vers les universités. Très concrètement, cela signifie que l’Etat ne paye plus directement les salaires des enseignants ou le chauffage des bâtiments par exemple mais donne une enveloppe à l’université pour qu’elle paye cela.

Là où le hic commence, c’est lorsque l’Etat donne la même somme pour des besoins qui augmentent. Par exemple, l’Etat finance toujours à la même hauteur les personnels de l’université alors que ceux-ci ont une paye qui augmente (le glissement vieillesse-technicité : GVT, qui prévoit qu’un fonctionnaire gagne plus en fonction de son nombre d’années de carrière, l’allongement de la durée de cotisations pour les retraites… Ne sont pas pris en compte dans l’enveloppe de l’Etat). De même, sur l’université du Maine, de nouveaux bâtiments ont été construits (Mathématiques, EVE…) et l’enveloppe de l’Etat pour l’entretien des bâtiments reste la même.

II-La loi Fioraso : même logique

L’an dernier, la ministre de l’enseignement supérieur a proposé une loi (qui porte son nom) dont l’objectif principal est de créer des « communautés d’universités et d’établissements », autrement dit, de mettre en lien les universités. Dans le contexte actuel, alors que le gouvernement se refuse même à donner des rallonges budgétaires aux universités les plus en déficit, il n’y a qu’une analyse possible de cette loi : c’est l’adaptation pédagogique des universités aux problèmes budgétaires. Cette loi facilitera les mutualisations de filières. Sur les petites universités, on supprimera des filières à faibles effectifs pour faire des économies et on gonflera les mêmes filières dans les universités les plus importantes du regroupement.

L’université du Maine est en discussion pour créer une communauté d’établissements et d’universités avec les facs de Bretagne et de Pays de la Loire. Ce sera l’une des plus petite université du regroupement et les conséquences seront surement désastreuses.

III-Le budget 2014 de l’université du Maine en déficit

                Lors du conseil d’administration du 3 octobre, le budget de l’université du Maine pour l’année 2014 a été débattu, ça ne fera pas de doute, il sera en déficit malgré que le ministère de l’enseignement supérieur ait donné une enveloppe pour créer 17 postes supplémentaires. Sur ces 17 postes, il n’y en aura qu’une dizaine de publiés et réellement mis en place. En plus de cela, il y a eu 6 départs de l’université ce qui réduit d’autant plus le nombre de créations de postes. Pourtant, l’université du Maine manque cruellement de personnels, dans certaines composantes, les enseignants font en moyenne 60% d’heures supplémentaires !

Le rectorat a d’ores et déjà annoncé qu’il n’accepterait pas le moindre centime de déficit. Cela signifie qu’il compte bien reprendre la main sur le budget de l’université. S’il le fait, c’est pour une raison simple : « équilibrer le budget », c’est-à-dire, appliquer des coupes budgétaires importantes pour que l’université ne soit plus en déficit. Malheureusement, ce sont les personnels et les étudiants qui en payeront le prix. Les coupes budgétaires sont forcément synonymes de suppressions de postes, filières qui ferments, modalités de contrôle de connaissance revues à la baisse…

IV-Que faire ?

Sur les universités où les coupes budgétaires sont plus importantes que la nôtre, les conséquences sont parfois dramatiques. Parfois, les rattrapages sont supprimés pour économiser, d’autres fois, ce sont plusieurs filières ou parcours qui ferment. Le pire, c’est à Montpellier qu’il se fait, où la présidente de l’université a annoncé la fermeture d’une antenne universitaire à Béziers sur laquelle 600 étudiants sont inscrits.

A l’UNEF, nous pensons la seule solution est que l’état finance de nouveau les universités à hauteur de leurs besoins. Il faut revenir sur l’autonomie financière initiée par la LRU. Pour obtenir cela, seule une mobilisation des étudiants et des personnels à l’échelle nationale permettra d’avoir gain de cause. A Montpellier, des AG avec plusieurs centaines d’étudiants se sont tenues et un appel à une mobilisation nationale le 24 octobre a été lancé. Il faut se servir de toutes les échéances comme des points d’appui pour se mobiliser et discuter des enjeux de la situation. C’est en réunissant nos forces contre l’austérité dans l’enseignement supérieur  que nous pourrons défendre notre droit à une éducation de qualité !

Solidaires contre les agressions contre les syndicalistes !

Communiqué de presse de l’UNEF contre l’agression d’une de ses militantes à Paris 1 :

Agression d’une militante de l’UNEF : les violences contre les syndicalistes doivent prendre fin !

A l’université Paris 1, les appels à la violence contre les syndicalistes de l’UNEF se multiplient depuis plusieurs jours. Ils sont diffusés sur les réseaux sociaux et des sites internet d’extrême droite, accompagnés de photos et des vidéos diffamatoires désignant des militants de l’UNEF.

C’est dans ce contexte et après avoir reçu des menaces par des appels anonymes, qu’une des militantes de l’UNEF  a été  agressée hier soir. En sortant de son domicile, elle était attendue par un individu qui lui a assené deux coups à l’arme blanche, au visage et à la gorge,  entrainant son hospitalisation. Ses jours ne sont pas en danger.

L’UNEF ne tolèrera pas que cet acte reste impuni.
Une plainte a été déposée. L’UNEF  demande que tous les moyens soient mis en œuvre pour que la police arrête rapidement l’auteur de l’agression et mettent en cause les individus qui ont relayés les appels à la violence sur internet.

L’UNEF ne laissera pas un climat de peur s’instaurer dans les universités.
La militante de l’UNEF a été agressée parce qu’elle était syndicaliste. L’auteur de l’agression a proféré des menaces verbales contre son expression syndicale. En aucun cas la violence et la peur, que des militants d’extrême droite cherchent à diffuser dans les universités, ne doivent remettre en cause les libertés syndicales des étudiants.

L’UNEF demande à la Ministre de l’Enseignement Supérieur de condamner fermement cette agression et de prendre les dispositions pour que la sécurité des militants syndicalistes soit assurée dans tous les établissements d’enseignements supérieurs.

L’UNEF demande un renforcement de la surveillance des réseaux d’extrême droite et la fermeture de sites internet relayant des appels à la violence.

L’UNEF demande l’ouverture d’une enquête disciplinaire pour identifier et sanctionner les étudiants de l’université Paris 1 qui ont contribué aux appels à la violence.

http://unef.fr/2013/10/18/agression-dune-militante-de-lunef-les-violences-contre-les-syndicalistes-doivent-prendre-fin/

Communiqué de presse de Solidaires étudiant-e-s :

AGRESSION D’UNE MILITANTE DE L’UNEF : SE TAIRE C’EST ÊTRE COMPLICE !

Jeudi 17 octobre au soir, une responsable de la section de l’UNEF Paris 1 a reçu deux coups de couteaux au visage et à la gorge devant chez elle. Les menaces répétées contre les syndicalistes de l’Unef, le contexte de tensions sur l’université et la campagne orchestrée par la Fédé Paris 1, relayée par l’Uni-Met et les sites d’extrême droite, conduisent à penser que le motif de l’agression est politique. Cela est inadmissible.

Solidaires Étudiant-e-s Paris 1 ne se laissera pas intimider par les actes répétés d’anti-syndicalisme. La direction de l’Université, en restreignant les libertés syndicales, porte une part de responsabilité dans le climat actuel. En restreignant les possibilités d’affichage, elle crée des tensions entre organisations. En entretenant un climat de défiance envers les organisations les plus combatives, elle légitime des discours réactionnaires. En soutenant ouvertement la Fédé Paris 1, elle s’assure des élu-e-s étudiant-e-s dociles et dévoué-e-s.

Nous sommes solidaires de nos camarades de l’Unef face à cette intimidation qui concerne tous les syndicalistes luttant pour le progrès social et sommes disponibles pour organiser une riposte unitaire contre toutes les attaques anti-syndicales.

http://www.solidaires-etudiant-e-s.org/communiques/communiques-solidaires-etudiant-e/article/agression-d-une-militante-de-l